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CHAPITRE 2

 

Jésus accompli la loi donnée par Dieu à Moïse et apporte la seconde évolution du système émotionnel humain


2 – 1 Le Saint-Esprit dans le « cœur » de ses serviteurs


Si Jésus était cent-pour-cent humain sur le plan génétique, il était cent-pour-cent divin sur le plan émotionnel, et c’est à cela qu’il nous faut regarder, pour bien comprendre la progression de l’humanité voulue par Dieu en Jésus-Christ, qui a été donné pour nous rendre semblables à lui. Tout le système émotionnel de Jésus était cent-pour-cent dans la nature divine du Saint-Esprit, aussi bien au niveau de la « logique » spirituelle dans le cœur, dès sa procréation, que dans les centres émotionnels de son cerveau, après avoir eux-mêmes été construits depuis cette « logique » basée sur un Amour divin pour son prochain. C’est en cela qu’il était Fils de Dieu premier né, avec un système émotionnel totalement en dehors de la tutelle de Satan, contrairement à nous qui naissons sous cette tutelle placée sur la logique de l’amour égocentrique. C’est aussi pourquoi un seul péché contre cette loi l’eut disqualifié devant l’Éternel Dieu, ce qui aurait interdit toute évolution émotionnelle dont l’humanité fut témoin depuis lors.

La « logique divine » est d’ailleurs plus qu’une simple logique, puisqu’elle est la troisième personne de Dieu, non seulement parce que Dieu est bibliquement Père, Fils et Saint-Esprit, mais parce que le Saint-Esprit dans le « cœur », permet un « dialogue » interne, concernant principalement les raisons de nos erreurs à ne pas commettre, là où une simple logique ne peut qu’inciter à une action donnée. C’est pourquoi la différence entre Jésus et tout autre humain n’est pas liée à une supériorité humaine, sur laquelle il nous faut simplement prendre modèle pour agir de même.

Elle est liée à une nature spirituelle différente, que Jésus veut nous prodiguer pour nous rendre libre de cette tutelle répressive animale, qui prive l’humain de la parfaite adéquation avec sa génétique, pour lui permettre d’autogérer correctement la conscience inscrite dans ses gènes.

Ce ne fut cependant pas la nature divine de son système émotionnel, qui ouvrit à Jésus depuis les cieux, l’autorité devant Dieu de couvrir nos erreurs en tant que Sauveur, pas plus que de baptiser du Saint-Esprit, celui qui était appelé à le servir en tant que Seigneur. Il put en être ainsi, parce qu’il accomplit la totalité de la Loi divine donnée par Dieu à Moïse, sans pécher contre cette Loi, jusqu’à la mort à la Croix par obéissance à Dieu. Si c’est cette nature divine qui lui rendit possible la prise de conscience de la volonté divine à son égard, c’est uniquement son obéissance qui le rendit vainqueur, car la totale nature divine ne lui retirait en rien la possibilité de pécher, mais le rendait d’autant plus responsable, comme il en est de celui baptisé du Saint-Esprit dans le « cœur ». C’est l’accomplissement de cette loi, qui lui ouvrit donc l’autorité sur Satan, puisque c’est cette même loi qu’il est en droit d’utiliser encore aujourd’hui, pour revendiquer devant Dieu des actions répressives sur nous, si nous sortons du bon emploi de notre génétique, dans notre contexte de vie. Si cette victoire ouvrit ainsi à Jésus le droit de couvrir les erreurs envers la Loi, pour tout humain qui s’en repent en son nom et éventuellement de baptiser de son Saint-Esprit ses serviteurs, ce ne fut pas une vie dans la liberté le péché que Jésus apporta, mais une vie dans la liberté de faire la volonté divine, car il fut donné par Dieu pour accomplir la loi et non pour l’abolir. Il a donc acquit le droit d’éduquer depuis les cieux, toute personne sincère, désirant faire la volonté divine sur cette terre, et de lui prodiguer émotionnellement tout ce qui lui manque pour pouvoir vivre sa vie en abondance, sans pécher contre Dieu.

C’est en effet grâce à ce total accomplissement dans l’obéissance à Dieu, jusqu’à l’acceptation de la mort à la Croix, sans se rebeller, ni contre les hommes ni contre Dieu, que Jésus remporta la plus grande VICTOIRE, inaccessible à tout humain sur terre. Sa victoire ne fut pas matérielle, mais spirituelle, car elle vint confirmer que cette Loi était auto gérable par l’humain, né dans une même génétique que Jésus, sans tuteur spirituel répressif, à condition que son système émotionnel prenne naissance dans la nature divine du Saint-Esprit, dès sa conception. C’est donc pour amener l’humanité à être un jour dotée du Saint-Esprit dès la procréation, que Jésus fut donné par Dieu et non pour en faire une religion perpétuelle. Si jusqu’à ce jour, cette différence entre Jésus et une religion n’apparait pas forcément aux yeux de chacun, c’est parce que nous n’étions jusqu’alors que dans la phase d’apprentissage à faire toute notre part, et que nous ne savons pas forcément percevoir les accomplissements déjà acquis sur le plan émotionnel, au sein de l’humanité.

C’est pourquoi, pour ne pas faire fausse route, ou nous arrêter en chemin vers cette naissance dans la spiritualité divine, de tout humain dès sa procréation, il nous faut comprendre ce que Jésus est venu apporter à ses serviteurs, pour leur permettre d’éduquer les sociétés qui allaient les suivre, dans les enseignements qu’ils donnaient de Jésus. Il nous faut pour cela regarder à ce que Jésus apporta alors sur le plan émotionnel, car le Saint-Esprit dans le « cœur », se trouve encore aujourd’hui, dans un désert d’Amour divin, face aux programmations contenues dans les centres émotionnels du cerveau, au même titre que l’Éternel Dieu l’était pour se manifester visuellement à Moïse et à tous les hébreux au désert.

Devant un besoin d’action de la personne concernée, dans une situation donnée, le baptême du Saint-Esprit dans le « cœur », lui apporte alors une émotion la conduisant vers une meilleure sélection possible des programmations contenues dans les centres émotionnels du cerveau, en rapport à la Parole de Dieu. En plus de ce choix mieux approprié que ne pourrait le faire la logique auto protectrice initiale, le même Saint-Esprit l’incite également vers une motivation d’amour, plutôt que celle d’une autodéfense, comme c’est le cas de la nature simplement charnelle. Si la motivation de cette personne reste dans la bonne incitation provenant du Saint-Esprit, son cerveau sélectionne alors une programmation, dont l’action est la plus proche possible de la valeur divine, sans que l’action correspondante ne soit elle-même sur les valeurs de l’Amour divin et le respect de la Parole de Dieu. Ces programmations sont pourtant indispensables à toute forme d’action, même la parole, car ce sont elles qui déterminent l’action en rapport à l’émotion. C’est pourquoi le cerveau de ces serviteurs de Dieu devaient, et doivent toujours apporter en plus une correction de l’amour égocentrique, vers lequel le Saint-Esprit cherche à les conduire vers l’Amour divin, par la maîtrise de soi, ainsi qu’un degré plus ou moins important de sévérité à accorder au contexte environnant en rapport à la parole de Dieu.

L’application de la maitrise de soi est toutefois, ce qui peut devenir trompeur, car si les premières fois, l’intéressé doit agir consciemment, son cerveau en tient compte plus ou moins rapidement dans d’autres circonstances, comme il le fait pour toute autre nécessité intellectuellement déjà acquise. Cela peut alors aller jusqu’à entrer dans un stéréotype comportemental plus ou moins bien adaptée et non dans une obéissance à Dieu, relative à chaque circonstance. Ce n’est pas à cause d’un manque de sincérité de la personne s’il en est facilement ainsi, mais parce que la maitrise de soi ne sort pas la personne de l’ancienne programmation charnelle, et participe donc à un retour du système récompense/punition, duquel Jésus l’avait précédemment sorti. Cela conduit alors la personne comme à un endormissement spirituel, dans une image stéréotypée du bien, qui peut aller jusqu’à condamner tout ce qui sort de cette image, dans une sclérose spirituelle maintenant la personne dans un carcan religieux.

C’est pourquoi, depuis la Crucifixion, Jésus doit toujours couvrir l’imprécision de correction de la nature charnelle vers la nature divine, car la meilleure correction possible de la programmation charnelle initiale, ne retire pas l’amour égocentrique du système récompense/punition, mais ne fait qu’apporter une action résultante, selon l’image que la personne possède de la nature divine. Si Jésus couvre donc toute erreur résiduelle mal corrigée, il veut également conduire la personne à une véritable repentance, pour que celle-ci ne reproduise plus indéfiniment le péché, surtout lorsque ses erreurs la conduisent dans un préjudice envers autrui.

Avant la restauration d’Israël, tout comme il en est encore aujourd’hui hors de l’Église de Philadelphie, que nous verrons dans le prochain chapitre, c’était là un mécanisme impossible à contourner, dans lequel les pièges restent toujours aussi nombreux, que nous soyons ou non baptisés du Saint-Esprit. C’est parce que le bon emploi du Saint-Esprit dans le « cœur », reste dépendant de l’intéressé, que dans le premier temps, précédant la restauration d’Israël, Jésus ne pouvait l’apporter qu’à ceux dont la construction émotionnelle était déjà relativement conforme au respect de sa loi, ou allaient au moins pouvoir s’y adapter au mieux au travers de leur service en communion avec Dieu.

La sincérité de ces serviteurs était bien entendu indispensable, mais l’appel de Dieu était tout aussi nécessaire, pour que Jésus puisse prodiguer le Saint-Esprit à ceux dont la structure émotionnelle allait permettre une approche mesurée, comme cela fut le cas des apôtres en Actes deux, bien qu’ils n’aient pas appartenu à un système religieux. Lorsqu’il s’agissait de rituels religieux définissant les serviteurs, et non d’un réel appel sincère devant Dieu, Jésus ne pouvait donc pas toujours les baptiser de son Saint-Esprit, et c’est pourquoi la diversité émotionnelle de tous ces serviteurs, généra autant de diversités chrétiennes au fil des siècles, jusqu’à produire parfois de vraies sectes. Les grandes lignes qui en ressortirent permirent toutefois de former des églises de bases similaires, puis l’ensemble des démocraties chrétiennes de par le monde, constitués d’églises et de sociétés reconnaissant l’exemple du Christ Sauveur, comme celui du bien absolu, et c’est en cela qu’ils étaient déjà l’Église de Christ, au-delà souvent même de la croyance individuelle de chacun en Dieu.

Ce sont de tels paradoxes qui rendent cette période du Nouveau Testament, similaire à celle de la sortie des hébreux du désert, vécue alors en présence de l’Éternel Dieu, car des lacunes identiques existèrent tout autant parmi le peuple hébreu, que parmi le peuple chrétien durant ces périodes d’éducation culturelle. Si ce n’était plus l’Éternel Dieu qui conduisait tout le peuple, mais le Saint-Esprit dans le « cœur » de certains humains, ceux qui n’avaient reçu que l’enseignement de Christ restaient dans la même ambivalence que le peuple hébreu lors de sa sortie du désert sous la conduite de Moïse. Si de telles ambivalences subsistent aujourd’hui, cela était toutefois indispensable pour que l’humain garde son libre arbitre à faire, ou non, confiance à l’Éternel Dieu en Jésus-Christ, pour lui accorder le droit de le conduire en tant que Sauveur.

Jésus n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir, tout comme il n’a été donné pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. C’est pourquoi l’Ancien Testament peut nous permettre aujourd’hui de nous situer dans le Nouveau, car notre cheminement reste identique, étant donné qu’il est le parfait accomplissement spirituel de cette Loi, sans en changer un seul iota.

Il nous est alors plus aisé de comprendre les temps que nous vivons, car même si dans un premier temps, Dieu se servit de personnes baptisées du Saint-Esprit pour éduquer et guider l’ensemble du peuple au moyens d’églises locales chrétiennes, selon la perception de ces guides dans la multitude des églises locales de par le monde, il se créa des courants qui peuvent paraître disparates, mais dont l’ensemble des démocraties, générées par le Saint-Esprit, reconnut Christ comme Sauveur. Si les motivations de chacun n’étaient pas forcément d’en faire déjà son Seigneur, cela prouve bien que l’humanité n’était pas déjà arrivée à la dimension voulue de Dieu, étant donné que Jésus prépare un royaume des sacrificateurs pour Dieu son Père et que ce résultat est loin d’être atteint aujourd’hui.

Dans ce « bien » que Christ représentait pour chacun, tous n’avaient donc pas la même perception du chemin à prendre pour parvenir à ce « bien » sur terre, mais devant l’adversité de la seconde guerre mondiale, tous allaient pourtant s’unir pour former un peuple validé par Dieu en Jésus-Christ.