CHAPITRE 2
Jésus accompli la loi donnée par Dieu à Moïse et apporte la seconde évolution du système émotionnel humain
2 - 2 – Au travers de la restauration d’Israël en 1948, Dieu valide le Peuple Chrétien fondé sur les courants spirituels des quatre Églises d’Apocalypse deux
Ce n’est pas parce que les consensus sociétaux religieux qui s’étaient formés selon des bases chrétiennes au fil des siècles, amenaient toute personne à être plus juste que maintenant, que Dieu valida la victoire de la seconde guerre mondiale par la restauration d’Israël, mais parce que l’ensemble les nations concernées fonctionna comme un seul peuple, à l’image du peuple hébreu lors de sa sortie du désert. Toutes ces nations restèrent unies malgré leurs différences, dans une même vocation de résister à Satan, que représentait pour elles le système nazi. Pour ce qui est des autres nations chrétiennes, à commencer par l’Allemagne, sa population se repentit largement et c’est pourquoi chacune des démocraties restèrent globalement solidaire les unes des autres jusqu’à aujourd’hui, et formèrent en cela l’Église de Christ.
Cette Église de Christ se décomposait alors en quatre principaux courants spirituels que formaient les quatre Églises d’Apocalypse deux, desquelles ressortent en plus aujourd’hui les trois Églises d’Apocalypse trois, concernant la conquête du Canaan nouveau, que nous verrons dans le prochain chapitre.
L’essence même de ces Églises, tient dans le fait que tout individu forme un binôme de valeur entre ses propres valeurs de base et les valeurs correctrices qu’il met en pratique dans le respect de la volonté divine. Dans le couple chrétien, la femme, dont la sensibilité spirituelle est plus constante que celle de l’homme, se retrouve ainsi dans le rôle attribué à l’église, sur le plan collectif, tandis que le mari, auquel Christ attribue le rôle « d’aimer son épouse comme Christ aime son Église et s’est donné lui-même pour elle », entre dans le rôle collectif qui revient à la société envers l’église. C’est pourquoi le couple individuel homme/femme devient un embryon d’Église, que l’on retrouve collectivement au niveau sociétal dans le couple église locale/société environnante depuis la seconde guerre mondiale. Chacune des sept Églises, décrites dans Apocalypse 2 et 3 apporte ainsi la visualisation spirituelle du regard que Dieu porte sur nos motivations en Christ à le servir, au niveau sociétal dans chaque démocratie, et situe, individuellement ou collectivement, l’appartenance de chacun à l’une d’entre elles devant Dieu.
C’était par un même mode de fonctionnement de leur système émotionnel, que les « couples » formant les quatre Églises d’Apocalypse deux étaient déjà bénis de Dieu, car appelées à obtenir des actions complémentaires en soutien l’un à l’autre, dans de simples consensus sociétaux/religieux. C’est parce qu’à ce niveau, le résultat envisagé était seulement de produire la bonne action collective, interdisant les droits répressifs de l’ange exterminateur, qu’il en était ainsi, même si la motivation de chacun pouvait être imparfaite en rapport à l’obtention de cette action.
Au travers de la similitude entre le Nouveau et l’Ancien Testament, nous retrouvons donc la particularité des quatre premières Églises citées dans Apocalypse deux, dans le mode de fonctionnement séculaire, par complémentarité additionnelle, nécessaire dans toute forme de couple pour résister à Satan. C’était déjà le mode d’action que l’Éternel Dieu bénissait dans l’Ancien Testament, comme le fait ressortir Deutéronome 32-30 : « Comment un seul en poursuivrait-il mille, Et deux en mettraient-ils dix mille en fuite, Si leur Rocher ne les avait vendus, Si l'Éternel ne les avait livrés ?
Les presque deux-milles ans passés avant la seconde guerre mondiale, servirent ainsi à souder de façon culturelle, les sociétés concernées sur les valeurs collective de l’église, à faire de Jésus son Sauveur, au travers de leur solidarités envers l’enseignement reçu de la multitude des églises de par le monde, conduites par des humains baptisés du Saint-Esprit.
Cette période se décompose en deux périodes principales, de l’avant et l’après sortie d’Égypte. C’est ainsi que les dix-neuf siècles séparant la crucifixion de Jésus avec la première guerre mondiale, correspondent à la genèse de l’Ancien Testament. Cette première guerre mondiale représenta alors la sortie du peuple hébreu d’Égypte, pour l’ensemble des nations chrétiennes. Tout comme après la sortie d’Égypte et durant toute la traversée du désert, les motivations individuelles n’étaient pas à l’ordre du jour pour suivre l’Éternel Dieu, et il en va de même des différents courants formés par les seules quatre Églises d’Apocalypse deux, qui ne s’extériorisèrent pas des autres courant chrétiens, durant la vingtaine d’années d’entre-deux guerres. Si leurs valeurs servirent ainsi de support aux courants chrétiens de la seconde guerre mondiale, celles-ci étaient simplement latentes individuellement en chacun, car portés par une conscience collective commune, amenée de façon culturelle sur l’ensemble des populations concernée, et pas forcément dans la bonne motivation du respect individuel envers Dieu en Jésus-Christ Sauveur.
Si cette phase fut un accomplissement crucial, c’est parce que Dieu pût regarder leur ensemble comme un peuple racheté par Christ dans les cieux, complémentaire à Israël, se divisant seulement à la période de la seconde guerre mondiale, selon les courants spirituels des quatre Église d’Apocalypse deux, comme ce fut le cas à la sortie du désert. Par similitude avec cette sortie du désert du peuple hébreux, qui vit l’installation des deux premières tribus et demie à l’est du Jourdain, au sein des démocraties, c’est donc le travail de « l’église », qui s’est trouvé ainsi validé par la restauration d’Israël.
C’est d’ailleurs pourquoi les quatre Églises d’Apocalypse deux sont décrites de façon séparée des trois autres, d’Apocalypse trois. Ces dernières correspondent à la conquête du nouveau Canaan, qui tout comme la première conquête allait faire ressortir les mauvaises motivations de chacun à agir selon la volonté divine. L’épuration des quatre premières Églises, qui n’avaient pour vocation que d’imposer de simples consensus sociétaux religieux, produits par la multitude des églises locales prêchant Christ, ressort donc au travers des trois d’Apocalypse trois. Si le courant spirituel des sept persiste aujourd’hui, c’est qu’elles ont toutes leur utilité devant Dieu, afin de ne pas perdre les valeurs de base, tout en accomplissant l’épuration des mauvaises motivations.
C’est aussi pourquoi il nous faut regarder à ce qu’apportaient ces consensus d’avant 1948, si nous voulons comprendre le besoin d’évolution que nous verrons plus loin, car l’extériorisation du caractère de ces « Églises », ressortait moins qu’il en est aujourd’hui, tant individuellement que collectivement, au sein de nos démocraties.
Le fait que les valeurs divines étaient portées de façon consensuelle, permettait à chacun une latitude personnelle du respect de la volonté divine, pourvu qu’il en ressorte un stéréotype d’action conforme à ce que chacun percevait de ce consensus. Cela était d’ailleurs d’autant plus variable que si les serviteurs de Dieu étaient normalement baptisés du Saint-Esprit, cela n’était pas toujours le cas et que même lorsque c’était le cas, ceux-ci n’étaient pas toujours dans l’absolu communion avec le Saint-Esprit dans leur « cœur », concernant l’enseignement qu’ils dispensaient, à l’image de ce qu’avait été Moïse, en Nombre 20.
Afin de faire de Jésus son Sauveur, chacun dans le peuple était en effet conduit à dominer au mieux par la maitrise de soi, la mauvaise programmation de son système émotionnel dans son cerveau, pour ne faire ressortir que l’attitude la plus juste possible en rapport à ce qu’ils avaient interprété du simple enseignement de la Parole de Dieu par les serviteurs, généralement baptisés du Saint-Esprit. Cette maîtrise de soi pouvait donc être obtenue par le désir de servir Dieu, mais dans une presque totalité, elle ne l’était que par des superstitions ou la crainte du discrédit du reste de la société. Cela pouvait alors aller jusqu’à la peur de la disgrâce et celle des persécutions des minorités et des femmes, faites au nom de Dieu par les plus violents, tout autant que dans l’espoir d’être plus avisé que les autres et d’en tirer un meilleur profit non avoué.
Au travers du but de chacun d’être sauvé, il est bien évident que l’amour égocentrique, lié à la logique animale de base, n’était que très peu corrigé vers l’Amour du prochain, en rapport à la programmation devant produire une action, même si l’enseignement reçu conduisait vers le respect d’autrui et l’Amour de ce prochain. Il s’agissait alors beaucoup plus d’une extension naturelle de l’amour égocentrique, concernant sa propre famille ou ses propres amis, voire même de simples partis-pris chrétiens, sachant que ce qui ressortait majoritairement envers autrui dans la société, n’était généralement pas motivé par le respect de la Parole de Dieu. Les apparences étaient souvent trompeuses, car elles venaient le plus souvent masquer la condamnation d’autrui, à cause des différences, et non dans leur réel respect. Si une certaine entraide individuelle envers les plus défavorisés, existait sans doute plus naturellement qu’aujourd’hui, elle était plus motivée par une traditionnelle entraide humaine, nécessaire à la survie de chacun dans tout contexte difficile et non à cause de la réelle obéissance à Dieu, même si cela pouvait parfois être le cas.
Par ce second chapitre, nous venons donc de survoler la période du Nouveau Testament qui correspondit à celle de l’Ancien Testament allant d’Adam et Ève, jusqu’à l’installation des premières tribus à l’est du Jourdain. Il nous reste donc à comprendre pourquoi, avec la bonne volonté du plus grand nombre, l’image individuelle du bien absolu que représenta Jésus pour chacun à cette époque, nous conduisit collectivement aujourd’hui à un résultat bien loin des espérances de nos pères dans la foi.
C’est dans cette étape que nous sommes aujourd’hui, car même si la bonne motivation de prendre pour référence du Bien absolu, celle du Christ Sauveur, comme il en est encore aujourd’hui, ce n’est pas la recherche de faire la volonté divine, comme c’était le cas de Jésus, qui ressort majoritairement de nos sociétés. Il n’en est pas moins pour autant, que l’église fut installée comme à l’est du Jourdain, en tant que représentante du Christ Sauveur, pour servir de support divin aux sociétés démocratiques d’aujourd’hui, indispensable à la conquête de cette nouvelle Terre Sainte de l’Amour divin. Tout comme dans la Terre Sainte de Canaan, le mode de fonctionnement allait donc changer et devoir devenir saint en Christ en chacun, et donc dans l’amour de son prochain, pour faire ressortir les mauvaises motivations individuelles, plutôt que l’imposition d’un intégrisme, par domination au nom des valeurs déjà installées.