CHAPITRE 3
Jésus dans les cieux, apporte la troisième évolution, par l’accès à l’Amour divin dans le cerveau de l’humain sur terre
3 – 1 La nouvelle Jéricho de la guerre des six jours, en 1967, marque la validation divine de l’état d’Israël et le Saint-Esprit sur « l’Église de Christ » que sont les démocraties chrétiennes
Ce n’est pas la reconnaissance d’un état par un traité entre nations, comme ce fut le cas en 1948 pour Israël, qui fait de cette nation un peuple aux yeux de Dieu, mais la cohésion qui ressort de ce peuple à vivre ensemble devant Dieu. Cela fut sans doute le cas concernant Israël durant les premières années après sa fondation, car il fallait que les courants précurseurs, issus de la diaspora juive depuis plusieurs siècles et les courant sionistes, nés des racines historiques dans la tradition religieuse nationaliste et culturelle juive de la fin du dix-neuvième siècle, puissent travailler ensemble sans s’entredéchirer.
C’est pourquoi la guerre des six jours et sa victoire éclaire fut à l’image d’un sceau de Dieu sur Israël, par sa victoire à la David et Goliath, comme le représentait Israël face à la coalition arabe. Cette guerre commença en effet à 7h45, le 5 juin 1967 et si un cessez-le-feu fut signé le dix au soir, le retrait des troupes fut opéré seulement le 11 juin 1967, soit une répartition sur sept jours à l’image de la conquête de Jéricho en Josué 6.
Si la comparaison de ces deux situations n’a bien évidemment pas une valeur biblique, ce qui en fait une interpellation sur le plan spirituel, est non seulement sa courte durée, mais également le phénomène international non commandité par une quelconque organisation, qui se propagea dans cette même période. Ce qui est appelé la génération soixante-huitarde aujourd’hui, se répandit en effet comme une trainée de poudre de par le monde occidental, dans un phénomène sociétal quelque peu identique à celui vécu par les apôtres en Actes 2, chacun recherchant alors « l’amour » en Christ à sa façon.
S’il est donc plausible de regarder ce phénomène plus ou moins mondial comme celui du baptême du Saint-Esprit sur un grand nombre, et non provenant d’une simple dérive sociétale, c’est que les plus sincères en manifestèrent toutes les particularités, extérieurement à l’église. Le fait qu’ils ne soient alors pas canalisés par une quelconque église chrétienne, sur les valeurs et les préceptes divins, les entraina dans une mauvaise interprétation de ce nouvel amour. Chacun traduisit alors ce sentiment nouveau, comme celui d’une spiritualité qui fut rapidement mélangée aux effets de la drogue, par des opportunistes en tous genres, ce qui en fit très vite ressortir une décadence morale, qui discrédita la sincérité initiale d’un grand nombre de protagonistes.
S’il en fut ainsi dans la société extérieure aux églises, un phénomène identique, tout aussi surprenant, se produisit dans de multiples églises locales, mais fut beaucoup plus canalisé, ce qui en masqua le plus souvent la comparaison. Ce phénomène marqua alors le tournant d’un protocole qui était resté traditionnaliste dans l’église, vers celui des courants évangélistes ouverts au Saint-Esprit sur l’ensemble des assemblées chrétiennes et non plus seulement sur les seuls serviteurs de Dieu. C’est donc le rapprochement de ces trois faits, entre la guerre des six jours, et ce qui correspondit au baptême du Saint-Esprit, tant sur les assemblées chrétiennes, que sur une part non négligeable de la société, qui viennent en soutenir le point de vue d’une origine spirituelle sur l’ensemble de l’Église de Christ, que devinrent nos démocraties au travers de la restauration d’Israël. Nombreux furent ceux qui vécurent ce baptême du Saint-Esprit sans en avoir précédemment connu l’existence et pour ceux qui en avaient la connaissance, nombreux furent alors ceux qui n’osèrent pas le présenté comme tel, par peur du discrédit de leur propre assemblée. Cela généra beaucoup de tensions souvent cachées au sein des églises locales par les plus traditionnalistes, et généra de nombreux courants évangélistes plus ou moins bien structurés. Si la cause en fut parfois le rejet par les plus traditionnalistes, portés par les courants des quatre Églises d’Apocalypse deux, ils furent souvent issus de déviances excentriques accordées injustement à Dieu par ces nouvelles assemblées, et cela ne fit que mettre en évidence la difficulté de chacun à prendre conscience de ses mauvaises motivations envers Dieu.
C’est alors que commença d’apparaitre les courants sociétaux des trois Églises d’Apocalypse trois, sur les bases des quatre d’Apocalypse deux, même si des courants précurseurs avait déjà préparé le terrain aux États-Unis sous l’effet de la lutte anti Klux-Klux-Klan menée par des gens comme Martin Luther King. Si le phénomène religieux fut rapidement perceptible, par la naissance de « Méga Church » aux États-Unis ou en Corée du sud, d’autres furent encore plus spectaculaires, comme ce fut le cas des évènements de mai/juin 1968 en France. Les courants sociétaux de ces trois Églises mit toutefois un certain temps à émerger de l’impact produit par l’ensemble des églises locales, sur les sociétés environnantes, car les consensus portés par les courants des quatre premières Églises ne disparut pas complètement, mais s’affaiblit. Il se renforça par contre grandement dans la condamnation de telles dérives envers les coutumes ancestrales chrétiennes, ce qui apporta de nombreux clivage au sein des églises.
Sous l’effet divin annoncé dans Apocalypse 22-11 : « Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore », les courants sociétaux des trois Églises d’Apocalypse trois commencèrent de poindre dans les années soixante-dix. Ils commencèrent alors de mettre en lumière les mauvaises motivations de ceux qui avaient pourtant bien agi, en faisant corps contre le nazisme, dans ce qui représentait pour eux le bien fondamental en Christ, afin d’obtenir la victoire de la seconde guerre mondiale, comme nous l’avons vu au paragraphe 2-2.
Si jusqu’à la période de 1967/1968, rien n’était réellement venu bouleverser les fondements sociétaux en place, qui étaient restés structurés à l’ancienne sur les valeurs de consensus sociétaux religieux, il commença alors de ressortir progressivement des extrêmes. Le bien envers les plus pauvres, que représentait Christ, ressorti d’un extrême sur les valeurs sociales à caractère chrétien, mais souvent portées par un humanisme sans Dieu, tandis que l’autre extrême commença de générer un retour aux valeurs d’un nationalisme chrétien, se rapprochant des méthodes en vigueur durant la seconde guerre mondiale. Cela apporta alors un durcissement religieux envers ceux qui représentaient des bases non chrétiennes, comme c’était le cas des émigrés, tout autant que par l’antagonisme grandissant entre les extrêmes.
Cela n’était certes pas toujours fait selon les préceptes de Christ, mais contribua à conserver les bases chrétiennes, par ceux qui étaient dans l’appel devant Dieu correspondant à celui de Moïse. C’est parce qu’ils n’avaient pas à entrer dans la conquête du « nouveau Canaan », qu’une majorité agirent ainsi, car ils étaient déjà établis comme à l’est du Jourdain, à la façon dont nous l’avons vu dans le précédent chapitre. A cause de leur sincérité non sanctifiée du respect de la parole de Dieu, qui se dispersait à une vitesse faramineuse dans la société, leurs réactions incontrôlées les conduisirent de plus en plus à vouloir instaurer un certain intégrisme, plutôt qu’au respect des valeurs consensuelles portées par l’ensemble des nations chrétiennes d’avant 1948.
Au centre de ces deux extrêmes ressortirent ceux provenant de la société, plus ou moins désireux du respect du « bien en Jésus-Christ », dont certains courants tentaient de l’apporter sans Dieu et les autres selon la parole de Dieu, mais reçue selon la parabole du semeur en Matthieu 13-18/23, avec toutes les mauvaises persévérances que cela pouvait toujours comporter.
Avant que de véritables courants sociétaux ne croissent de façon très apparente, pour en faire ressorti les trois Églises d’Apocalypse trois, il fallut donc attendre que ces gens grandissent, et qu’ils commencent d’agir comme des adultes au sein des société démocratiques, générant eux-mêmes de nouvelles générations influencées par les valeurs de leurs pères.
Les presque trente années qui nous en séparent maintenant, n’ont alors vu qu’une montée des clivages sociétaux, tous plus ou moins issus de l’interprétation de chacun de ce qu’il considère le bien en Jésus-Christ, car portée par toutes les différentes valeurs ayant généré la restauration d’Israël. L’image qui ressort le plus de cette époque post seconde guerre mondiale sur le plan européen, est celle du Général de Gaule, et sa droiture exemplaire, à l’image de Moïse après la sortie du désert. Ces dernières années un paroxysme de violence, générateur de conflits ouverts, fut atteint sur le plan mondial, et c’est pourquoi, si la toile de fond que représentent les quatre Églises d’Apocalypse deux se regroupent dans certaines nations, les trois Églises d’Apocalypse trois ressortent clairement dans d’autres, si nous savons les regarder sur le plan de l’ensemble des démocraties chrétiennes.
Celle des trois Églises d’Apocalypse trois, qui est la moins visible est celle dont il est dit qu’elle n’aura que peu de puissance, comme le représente le courant spirituel de l’Église de Philadelphie, qui travaille à recevoir de Dieu la Couronne de l’Amour divin déjà sur cette terre. Elle est par contre encadrée de ceux recherchant à dominer le monde par la puissance humaine de l’Église de Sardes, dont la presque totalité est morte, alors qu’ils se croient tous vivants, et par les délires de l’Église de Laodicée que Dieu vomira s’ils ne se repentent pas, compte tenu qu’ils tentent d’apporter un amour humaniste, contraire à leur propre génétique créée par Dieu.
C’est là la situation des courants sociétaux religieux des trois Églises d’Apocalypse trois aujourd’hui, desquelles émergent les mauvaises motivations envers Dieu, des descendants de ceux dont les actions individuelles et collectives représentaient pourtant la volonté divine. C’est parce qu’ils obtinrent la restauration d’Israël, placée géographiquement sur le Canaan d’hier, mais sur les valeurs spirituelles des deux tribus hébreu et demie installées à l’est du Jourdain, que pour la presque totalité d’entre nous, il est si difficile d’y voir la nécessité spirituelle du Canaan d’aujourd’hui, la « Terre Sainte ».